Tout sur l’hygiène intime

Parce qu’on n’ose pas toujours parler librement d’hygiène intime, Intima répond aux questions que nous sommes souvent nombreuses à nous poser.

1. Quelques mots sur l’anatomie féminine

La vulve correspond à l’ensemble des organes génitaux externes de la femme. Elle est composée de différentes parties dont des grandes lèvres recouvertes de peau et de poils et de la petite lèvre juste à l’entrée du vagin.

C’est une zone sensible du corps de la femme et il représente un « écosystème » qui est parfaitement équilibré lorsque la femme est en bonne santé. Cet « écosystème » est constitué d’une muqueuse et une flore vaginale. Ensemble, ils protègent le vagin contre les infections.

La muqueuse vaginale assure l’humidité et l’élasticité nécessaires. De plus, elle est indispensable à la colonisation par des lactobacilles protecteurs et à l’établissement  d’une flore vaginale saine. La régulation de la structure et de la fonction de la muqueuse est assurée par des hormones sexuelles appelées œstrogènes. Les lactobacilles, colonisant la flore vaginale, sont des micro-organismes naturels essentiels pour la protection de la flore vaginale contre les infections. Cette protection repose sur la propriété de production d’acide lactique qui permet au vagin d’avoir un milieu acide sain, avec un pH de 4.0 à 4.5. D'autre part, la croissance d’agents pathogènes est inhibée ou même détruits par d’autres. 

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2. Pourquoi utiliser un produit spécifique pour l’hygiène intime et pas simplement du savon ou du gel douche ?

Cette région du corps nécessite une hygiène attentive du fait de sa fragilité. Il est nécessaire d’en prendre soin afin de ne pas perturber la flore intime. Or le savon standard ou les gels douches sont en général trop agressifs pour la région vulvo-vaginale.

C’est la raison d’ailleurs, pour laquelle la plupart des femmes s’orientent vers des produits dit "d’hygiène intime" dont la composition tient compte de la vulnérabilité de cette région du corps féminin.

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3. Puis-je utiliser un produit d’hygiène intime tous les jours ?

Oui, les produits Intima ont été spécialement conçus pour un usage quotidien. L’hygiène corporelle de cette région, doit être quotidienne. Il n’y a bien sûr aucun inconvénient à utiliser un produit d’hygiène intime tous les jours. Cependant, ce produit n’est pas là pour régler un problème particulier d’infection vaginale ou vulvaire, mais bien d’assurer la propreté vulvo-vaginale sans pour autant risquer de provoquer d’intolérance soit de la peau soit des muqueuses.

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4. Si je n’ai pas de problème particulier, est-ce que je peux quand même utiliser un produit spécifique d’hygiène intime ?

Oui, le produit d’hygiène intime est un produit de nettoyage quotidien pour toutes les femmes en bonne santé. Vous pouvez l’utiliser surtout si vous n’avez pas de problème particulier.

Cependant, en cas de pathologie vulvo-vaginale, nous vous recommandons vivement de consulter un spécialiste, puis de suivre le traitement prescrit. Le produit d’hygiène intime peut vous apporter ici une aide intéressante en prenant soin de ne pas aggraver une irritation et une inflammation causées par une infection. Nous vous recommandons toute fois de demander conseil à votre médecin ou pharmacien avant d’utiliser un produit d’hygiène intime. 

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5. Est-ce que toutes les jeunes filles et les femmes peuvent utiliser un produit d’hygiène intime ?

Oui, il n’y absolument aucune contre-indication à utiliser un produit d’hygiène intime quel que soit l’âge de la femme, depuis la jeune fille jusqu’à la femme ménopausée. Elles sont toutes susceptibles de trouver la solution douce et adaptée à leur hygiène intime.

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6. Sécheresse vaginale

La sécheresse vaginale, c'est-à-dire l'absence ou la diminution de la lubrification, est surtout ressentie lors des rapports sexuels qui deviennent alors désagréables. Cette sécheresse rendant les rapports difficiles voire douloureux est retrouvée lors de plusieurs circonstances :

  • Lors d'une mycose vaginale (le plus souvent causée par le germe Candida albicans). Cette infection provoque une inflammation des parois vaginales et de la vulve ce qui induit très souvent une diminution de la lubrification qui vient s’ajouter aux symptômes de démangeaisons et d’irritations. Pour traiter la mycose, demander conseil à votre médecin ou pharmacien.
  • En cas de diminution du désir sexuel, quelles qu’en soient les raisons, telle que par exemple, les conflits de couple, la fatigue extrême, la période qui suit l’accouchement. Le désir n’étant plus là, la lubrification qui est un phénomène réflexe ne se produit pas.
  • Lors de la période d’allaitement : certaines hormones sexuelles (œstrogènes) sont au plus bas et le vagin ne se lubrifie pas ou peu.
  • Lors de la ménopause : avec la diminution de la sécrétion des hormones sexuelles (œstrogènes), les parois vaginales deviennent plus minces et ont des difficultés à assurer la lubrification.
  • enfin, il y a aussi des femmes qui se plaignent de sécheresse vaginale en dehors du contexte de la sexualité, due par exemple :
    • à une mauvaise hygiène de vie : tabac, stress, hygiène intime excessive etc…
    • à une prise de certains médicaments (exemple antihistaminiques)

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7. Irritations

Il s’agit d’un symptôme extrêmement fréquent que l’on peut retrouver dans des situations telles que la mycose vaginale, l’intolérance à certains vêtements, les allergies aux colorants ou parfums contenus dans certains produits d’hygiène intime ou un savon. Les irritations se caractérisent par des rougeurs, inconforts, sensations d’échauffement ou de légers gonflements.  

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8. Démangeaisons

Il s’agit d’un symptôme qui, dans majorité des cas, signifie « infection génitale ». Ce prurit est parfois extrêmement violent au niveau des grandes et petites lèvres et de l’entrée vaginale.

Ce symptôme peut être causé par une mycose vaginale, une vaginose, une infection sexuellement transmissible (IST) ou autre infections génitales.

D'autres situations peuvent également expliquer ces démangeaisons telles qu’une hygiène intime trop excessive ou  une mauvaise hygiène voire absente. Nous vous conseillons donc de consulter un médecin qui établira un diagnostic plus précis.  

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9. Odeurs

"Les mauvaises odeurs" de la vulve et du vagin peuvent provenir bien sûr d’une hygiène déficiente, si on y laisse se développer différents germes. Il faut comprendre que le pubis est une région riche en glandes sébacées (qui libèrent du sébum) et est susceptible de dégager de mauvaises odeurs si on n’observe pas une bonne hygiène.

Il y a cependant d’autres circonstances où le vagin peut dégager une mauvaise odeur telles que les infections génitales.

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10. Pertes

Les pertes sont appelées en gynécologie les leucorrhées. Elles témoignent d’une agression du vagin qui sécrète alors un liquide dont les caractéristiques seront souvent différentes selon le germe en cause. Par exemple, en ce qui concerne la mycose vaginale, les pertes sont assez collantes, blanches, sans odeur, un peu comme du "lait caillé". Lors d’une vaginose bactérienne, elles sont assez liquides et dégagent une odeur désagréable caractéristique.

Tous les germes « anormaux » susceptibles de coloniser le vagin vont provoquer plus ou moins des pertes vaginales. Il ne faut pas les confondre avec la glaire ovulatoire, cette substance visqueuse, incolore, inodore, non accompagnée d’irritation qui coïncide avec l’ovulation.

A la différence des pertes provoquées par une infection, cette glaire ovulatoire doit être respectée et n’exige évidemment aucun traitement particulier.

Enfin, ne pas oublier que tout comme tout orifice naturel bordé de muqueuses fragiles (bouche, nez, yeux etc…), le vagin sain n’est pas un organe sec, mais qu’il est toujours (sauf chez les femmes ménopausées non traitées de façon hormonale) en état d’humidité naturelle.

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11. Hygiène intime de la zone péri-anale

Les produits d’hygiène intime Intima peuvent également servir à l’hygiène de la zone péri-anale. 

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12. Quelles solutions les produits d’hygiène intime peuvent-ils apporter ?

Les produits d’hygiène intime peuvent apporter une aide en termes de confort lors des symptômes évoqués plus haut. En aucun cas, ils ne peuvent se substituer à la nécessité d’un éventuel traitement pour venir à bout par exemple d’une mycose ou d’une vaginose bactérienne.

Le sentiment de se "sentir propre" doit être pris en considération et respecté. Mais il est aussi important de ne pas utiliser de produits agressifs pour la peau ou les muqueuses qui peuvent potentialiser les symptômes décrits ci-dessus.

Enfin, si ces produits ne sont pas adaptés pour traiter une infection, ils sont susceptibles d’en diminuer le vécu négatif, en tout cas de ne pas l’augmenter.

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13. En période de règles

Chaque femme peut choisir, selon les circonstances de la vie, soit les tampons internes, soit les protections externes. Nous suggérons d’utiliser les deux solutions selon les moments différents de leur vie et de profiter des avantages de chacune des techniques : par exemple le port d’une serviette externe la nuit est peut-être plus hygiénique qu’un tampon. En effet, garder trop longtemps un tampon (plus de 4 à 8h selon le type de tampon), peut  provoquer des irritations, infections etc.

Lors de la période des règles, il convient d’éviter les produits de nettoyage agressifs, qui pourraient provoquer des intolérances cutanées désagréables.

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14. Pendant la grossesse

Pendant la grossesse, sous influence hormonale, les pertes vaginales peuvent parfois être augmentées. Elle ne témoigne, la plupart du temps, d’aucune infection particulière, mais il est utile de surveiller l'aspect de ces pertes pour dépister rapidement une éventuelle mycose ou autre infection génitale.

En cas d’infection pendant la grossesse, un traitement médicamenteux devra être envisagé. Il est important de diagnostiquer la cause des pertes puis de les traiter avant la fin de la grossesse car le germe en cause pourrait éventuellement infecter le bébé au moment de l’accouchement. Notre conseil : consulter régulièrement votre médecin-gynécologue ou sage-femme durant la grossesse et surtout en cas de symptômes particuliers. 

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15. Après la grossesse

Il y a souvent (mais pas toujours) une épisiotomie qui demande des soins particuliers et ici aussi, la nécessité d’employer des produits "nettoyant", respectant les muqueuses et la peau de la vulve pendant la période de cicatrisation.

Les semaines qui suivent l’accouchement sont aussi souvent contemporaines d’une certaine sécheresse vaginale, un symptôme qui peut être ressenti même en dehors de toute activité sexuelle. 

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16. Hygiène après un rapport sexuel

Le sperme est un liquide qui le plus souvent ne contient aucun germe (sauf dans le cas des infections sexuellement transmissibles) et il ne doit pas être considérer comme "pollueur". La présence de sperme intravaginal après un rapport sexuel peut être parfois insupportable et peut procurer le besoin urgent d’une toilette interne.

La douche vaginale est une pratique de moins en moins répandue. Pourtant, elle persiste chez certaines femmes et occasionne de réelles difficultés gynécologiques et sexuelles.

Il s'agit d'une toilette réalisée à l'intérieur du vagin avec de l'eau pure ou associée à un produit « nettoyant ».

D'autres femmes encore utilisent la douche vaginale post-coïtale en pensant expulser le sperme, dans le but d'éviter une grossesse non désirée.

L’évacuation de ce sperme sous forme de douche vaginale, plus ou moins sophistiquées n’ont strictement aucun intérêt en terme d’hygiène intime. Non plus en ce qui concerne la contraception bien entendu. Ce geste peut avoir de conséquences négatives pouvant se traduire par un déséquilibre de la flore intime, des irritations, sensibilisations aux produits utilisés etc.

Néanmoins, ce sperme susceptible de "couler" à l’extérieur peut occasionner un sentiment d’inconfort. Sans se livrer aux "manœuvres" drastiques, il est parfaitement légitime d’aider à son évacuation en se servant d’un produit le plus doux et le moins décapant possible.

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17. Après le sport, en cas de désagrément

Ne passez pas à côté de vos séances de sport essentielles pour vous détendre et vous défouler! Voici quelques conseils afin de profiter au maximum de ces moments privilégiés !

Tout d’abord il est important de porter des sous-vêtements en coton et d’éviter les vêtements trop serrés. En effet, transpiration et matières synthétiques ne font pas bon ménage et les frottements ainsi que l’humidité peuvent provoquer des sensations d’inconfort voire des infections. Prenez une douche immédiatement après votre séance de sport et utilisez de préférence un produit spécialisé dans l’hygiène intime afin que l’équilibre de vos muqueuses soit respecté.

Et si vous ne pouvez pas vous doucher sur place, il existe des lingettes intimes. Elles vous procureront une sensation de fraîcheur immédiate tout en respectant votre zone intime. Si vous êtes une adepte de la natation, ne gardez pas votre maillot de bain humide sur vous, cela favorise les infections.

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